Vistéon Rougegoutte cèdé à Cerberus

Vistéon Rougegoutte cèdé à Cerberus

Vistéon Rougegoutte vendu au fonds de pension américain Cerberus 

Visteon cède ses dernières activités de systèmes d’intérieurs au fonds Cerberus. L’opération inquiète les syndicats : l’équipementier automobile emploie encore plus de 1.000 salariés en France.

L’opération pourrait impacter plus d’un millier de salariés en France : l’équipementier américain Visteon, autrefois propriété de Ford, va parachever son désengagement des systèmes d’intérieurs automobiles (planches de bords, intérieurs de portières...) en cédant au fonds Cerberus ses dernières activités dans le domaine, d’après un communiqué publié vendredi.

Le prix de vente n’a pas été indiqué, mais il devrait être faible. Si la division a généré 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2013 (sur 7,4 milliards pour Visteon dans son ensemble), elle est en perte de vitesse et ne fait plus partie depuis longtemps des priorités stratégiques de l’Américain. En 2013, l’équipementier avait déjà cédé ses parts dans la co-entreprise chinoise à son partenaire Hasco, moyennant 1,2 milliard de dollars. Visteon entend désormais se concentrer sur deux métiers principaux, la climatisation et l’électronique automobiles.


Trois sites industriels en France dont Rougegoutte

Cette vente pourrait potentiellement avoir des impacts en France. L’activité intérieur de Visteon emploie encore 4.000 salariés dans le monde. Dans l’Hexagone, le groupe emploie plus d’un millier de salariés et dispose de trois sites industriels, à Blainville (Calvados), Gondecourt (Nord) et Rougegoutte (Territoire de Belfort), ainsi que d’un centre technique à Harnes (Pas-de-Calais) et d’un centre clients à Clamart (Hauts-de-Seine).

Pour l’heure, les syndicats n’ont reçu aucune indication sur les conséquences de cette opération. « Nous allons demander la tenue d’un comité d’entreprise pour y voir clair, mais on est forcément inquiet », indique « aux Echos » Emmanuel Brocard, délégué central CFDT.

L’activité de Visteon en France a été lourdement chahutée ces dernières années : au début des années 2000, l’équipementier employait encore 3.000 salariés...

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