Label Fait Maison pour les restaurants
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Label Fait Maison pour les restaurants

Label Fait Maison pour les restaurants

Belfort — publié le 14/07/2014

On en parlait depuis longtemps, le décret est paru au journal officiel du 13 juillet 2014 : cliquer sur le logo pour consulter le décret

Selon la Secrétaire d’État au Commerce et à la Consommation,Carole Delga : "Le but de ce décret est la reconnaissance de l'acte de cuisiner, reconnaître un savoir-faire par rapport à une cuisine d'assemblage, en donnant au consommateur une information simple et fiable. Le consommateur aura la garantie qu’il y a du travail en cuisine et qu’on ne se contente pas de mettre au four des plats réchauffés. En termes d’emplois, et au moment  où le gouvernement débloque des crédits pour l’apprentissage, c’est important"

Selon ce décret : «peuvent entrer dans la composition d'un plat fait maison, les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel épluchés, - à l'exception des pommes de terre -, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés»; mais aussi les produits «fumés, salés, réfrigérés, congelés, surgelés», ou encore «conditionnés sous vide». «Les frites surgelées par exemple ne pourront pas entrer dans ce décret, précise Carole Delga. Cela signifie que celles des fast-food (surgelées, ndlr), ne pourront pas être considérées comme des frites faites maison, tout comme leurs sauces qui arrivent toutes prêtes ne seront pas considérées comme faits maison».

Certains aliments déjà préparés peuvent aussi entrer dans la composition d'un plat «fait maison» : «Les salaisons, saurisseries et charcuteries, à l'exception des terrines et des pâtés. Les fromages, les matières grasses alimentaires, la crème fraîche et le lait, le pain, les farines et les biscuits secs, les légumes et fruits secs et confits, les pâtes et les céréales». AInsi que «la choucroute crue et les abats blanchis, la levure, le sucre et la gélatine, les condiments, épices, aromates, concentrés, le chocolat, le café, les tisanes, thés et infusions, les sirops, vins, alcools et liqueurs, la pâte feuilletée crue, et, sous réserve d'en informer par écrit le consommateur, les fonds blancs, bruns et fumets».

La secrétaire d'Etat ajoute qu'«une sauce tomate toute prête ne pourra pas entrer dans ce décret», précisant que, pour les abats, «il est indiqué qu'ils doivent être blanchis, et ce pour des raisons sanitaires». Elle souligne que la pâte feuilletée crue est autorisée, contrairement aux pâtes brisées, sablées, car elle est «plus complexe à fabriquer».

Le décret note cependant qu'«un plat composé d'un produit non mentionné (...) peut être présenté comme fait maison, dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l'a fabriqué est expressément indiqué». Les professionnels doivent indiquer de manière visible de tous les consommateurs, la mention suivante: «Les plats faits maison sont élaborés sur place à partir de produits bruts».

Le logo peut être affiché globalement si tous les plats respectent ce décret. Il peut aussi être affiché pour un plat donné sur le menu si l'ensemble des prestations de l'établissement n'est pas concerné.

Les établissements recevront prochainement un kit du fait-maison avec un guide explicatif. Ils auront jusqu'au 15 janvier 2015 pour s'y conformer. Passé ce délai, les services des fraudes de la DGCCRF se chargeront de contrôler les professionnels qui utilisent le logo afin de garantir une utilisation en toute conformité.

Quels restaurants de l'Aire Urbaine Belfort Montbéliard Héricourt vont appliquer ce label ?

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